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L'énergie marine peut-elle être un recours?
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Un "Oceans" de bonheur
Ce matin, séquence émotion en famille: nous étions invités à une avant-première du film Oceans à Oceanopolis. Un film dont j'avais déjà parlé. Cinq membres de l'équipe réalisatrice étaient présents, dont les deux réalisateurs Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, et François Sarano, grand ami de Nautilus.
Comment résumer ce film... Ou plutôt: faut-il résumer ce film? D'abord, c'est un film, pas un documentaire. Ici, pas d'explications savantes, de noms d'animaux, d'interventions doctes de spécialistes: des animaux et de l'émotion. C'est tout. Mais "tout" s'écrit TOUT. C'est énorme, en fait. 1h43 de voyage dans un monde que nous croyons parfois connaître un peu, mais que nous découvrons une nouvelle fois. Très peu de paroles. Quelques phrases lâchées par Jacques Perrin pour souligner des moments particuliers. Juste quelques phrases. Dans Oceans, les animaux font les dialogues. Car ils se parlent, ils nous parlent. Ils nous racontent leur vie et leur monde. Ils nous montrent ce que nous ne pouvons voir. Et qu'est-ce que c'est beau...
Certaines scènes sont proprement magiques. Une charge de dauphins, à 15-20 nœuds, filmée au raz de l'eau. L'affrontement violent de milliers (dizaines de milliers) d'araignées géantes. Les fous de Bassan au festin par cinq ou dix mètres de fond. Les baleines passant, elles aussi, à table dans un coin d'Alaska. Le bernard-l'hermite donnant le coup de grâce à un crabe déjà malmené par une langouste (teigneux, le bernard-l'hermite...). Mais je ne peux pas tout énumérer: cela dure 1h43. Presque deux heures de magie.
Attention: la nature est parfois cruelle. Les animaux se mangent entre eux, bien sûr, et les petits enfants (les miens en l'occurrence) ont parfois fermé les yeux pour ne pas voir les bébés tortues se faire attraper par les frégates avant d'arriver à l'eau. Mais la vie et la mort étant des éléments indissociables de la vie marine, ils avaient naturellement leur place dans Oceans.
Quand le film s'est terminé, les applaudissements étaient sincères. L'échange avec les auteurs confortant ce que tout le monde avait ressenti: il ne s'agissait pas pour eux de faire un documentaire, de parler au cerveau, mais un film, qui parle au cœur. Et ça marche.
Des moyens énormes ont été mis en place pour faire ce film. Des technologies ont été inventées (notamment pour filmer les dauphins à 20 nœuds en ayant l'impression de nager avec eux...). Quatre ans de tournages, dans le monde entier. Six ou sept ans de travail pour faire le film. Un monument, que l'on doit à l'obstination et au talent de Jacques Perrin, patron de la société Galatée, qui produit le film. Cet homme fait des films qui valent très cher, mais l'argent n'est pas pour les acteurs: tout se voit à l'écran. Et quand on voit la liste des films qu'il a produit ( Le peuple migrateur, Microcosmos, mais aussi Faubourg 36 ou Les Choristes), on voit que cet homme regarde toujours vers le haut. (Sur la photo: Jacques Cluzaud et Jacques Perrin, les deux réalisateurs de Oceans)
Dernier mot: allez voir le film, bien sûr, dès qu'il sort (le 27 janvier), mais en attendant visitez le site Internet dédié au film. On peut y passer des heures. Avec de très nombreux extraits vidéos (rien que la bande annonce est royale) qui vont vous donner envie de vous précipiter dans une salle à grand écran à la fin janvier...
Pour en voir plus, cliquez ici.
2 commentaire(s) à cet article
- De philippe : "Merci de cette présentation. "
- De Eric : "On a franchement hâte de voir cela. Des amis qui ont ..."
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Le Spitzberg (Svalbard) vers 1890-1900.Photo Librairie du Congrès, Washington.
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